Chikung pour Taichi

Les chinois prétendent que la vieillesse arrive par les jambes. Ce sont elles qui supportent le corps, en entraînant son cortège de maux.

Notre corps est le lieu concret de tout ce que nous sommes : identité, sensations, énergie, sentiments, intuitions, moral, communications… Tout passe par le corps dont l’entraînement psycho-dynamique fait partie des pratiques curatives et éducatives les plus puissantes. L’art martial fait en quelque sorte passer tout par le corps afin que l’équilibre fondamental soit rétabli, le reste se guérit de lui-même : doute, pessimisme, émotivité, paresse, agressivité, déprime, anxiété…

La pratique du Chikung (qigong) et du Taichi Chuan (taiji quan) proposent des mouvements lents, doux et fluides qui s’éffectuent sans véritable effort physique, où la dépense d’énergie y est minime et la conscience toujours présente. Ces mouvements accompagnés d’une respiration contrôlée, renforcent les tendons et les muscles, la mobilité des articulations et stimulent la circulation sanguine. Ce tavail rééquilibre lentement le métabolisme du corps dans son ensemble et redonne goût à la pratique d’exercices physiques pour ceux qui ne pratiquent plus aucune activité.

Cet axe de travail dans l’école de Kung Fu AAMTC permet donc de s’initier et de se perfectionner aux Chi Kung spécifiques et à la respiration du Taichi Chuan. L’élève prend alors conscience qu’arts de santé et de défense ne font qu’un dans la pratique.

Avant de devenir un art martial, le Tai Chi Chuan est d’abord un Chi Kung complexe en mouvement. D’ailleurs le Taichi Chuan est parfois appelé « méditation en mouvement » ou « yoga dynamique ». Le travail lent et répétitif du Taichi, permet d’améliorer peu à peu le fonctionnement du corps humain en produisant un effet durable contre les réactions physiques et mécaniques engendrées par le stress.